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Rentrée 2013 : une Ecole plus juste et un nouvel élan pour l’éducation

ecole-mainLa rentrée scolaire 2013 ne ressemblera pas à celles des 10 années passées et la Ligue de l’enseignement s’en réjouit. C’est l’an 1 de la refondation d’une Ecole qui en avait besoin pour rompre avec un modèle qui tenait de la raffinerie, une Ecole du tri culturel et social, injuste pour nombre d’enfants et de jeunes et angoissante pour leurs parents...

Une Ecole dont les enseignants ont été malmenés par deux décennies de désengagement sans précédent faisant de la France un des seuls pays de l’OCDE à réduire sa dépense intérieure d’éducation. Premiers effets attendus du recrutement de 60 000 enseignants sur 5 ans, priorité à l’Ecole primaire, scolarisation des moins de 3 ans, mise en place d’une formation professionnelle des personnels, lutte résolue contre le décrochage scolaire, plus de moyens pour les territoires les plus pauvres, refonte des programmes annoncée, continuité école primaire-collège, enseignement laïque de la morale, plan ambitieux pour le numérique… ces choix qui structurent la loi d’orientation et de refondation de l’Ecole de la République font une rentrée apaisée dans une Ecole qui doit s’affirmer comme bienveillante et inclusive.

Au delà de l’Ecole, c’est l’éducation qui fait sa rentrée. Elle ne s’est pas arrêtée cet été et les centaines de milliers d’enfants accueillis dans les centres de vacances et de loisirs en témoignent.

En cette rentrée près d’un quart des enfants vont accéder, s’ils le souhaitent, à des activités périscolaires nouvelles ou réorganisées en fonction des nouveaux temps de la scolarité. C’est l’engagement conjoint de l’Etat par un rôle retrouvé de compensation entre les inégalités territoriales, des collectivités, des CAF, des associations et des familles qui doit le permettre.

Il se traduira d’autant mieux s’il s’inscrit dans des projets éducatifs de territoires et dans les politiques éducatives locales. Il s’agit bien d’élargir et de diversifier l’environnement éducatif de tous les enfants par une politique publique de droit commun : c’est la condition première de l’égalité.

Enfin, et la Ligue de l’enseignement tient à le souligner fortement, c’est la première fois depuis l’extension de la scolarité obligatoire à 16 ans en 1959, que notre pays s’engage sur la voie d’un tel élan éducatif public. Cette nouvelle politique ce sont aussi de nouvelles alliances à passer entre les temps, les acteurs, les générations, les cultures pour repenser les transmissions dans la société numérique et apprendre à faire le meilleur usage de ses territoires.

C’est le défi d’une démocratie vivante et celui de la justice sociale.

[Communiqué de presse national de la Ligue de l'enseignement]