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édito
Une mobilisation urgente nécessaire. Notre
fédération est en danger, comme 7 autres
Associations Complémentaires de l'Enseignement
Public : JPA, Francas, PEP, OCCE, CEMEA, EEDF, FOEVEN.
Nos actions éducatives,
pour, avec et autour de l'Ecole, sont menacées par
des mesures gouvernementales sans précédent,
visant à supprimer le financement des moyens humains,
reconnaissance de notre utilité sociale et
éducative,qui nous étaient accordés
depuis de nombreuses décennies par le Ministère
de l'Education Nationale, tant sous la forme d'enseignants Mis
à Disposition ou détachés, que sous la
forme de subvention nous permettant de financer des postes
salariés.
Que
l'on ne s'y trompe pas :
Bien sûr que le contexte
économique et financier défavorable ne fait pas
apparaître notre situation aux yeux de l’opinion
publique comme étant de premier plan. Bien sûr que
c'est l'argument qui sera utilisé si notre mobilisation est
faible...
Mais la réalité
est bien que les financements obtenus, s'ils sont vitaux pour
poursuivre notre action éducative et continuer tout
simplement à exister pour nombre de nos mouvements, ne sont
"rien" à l'échelle d'un Ministère
comme celui de l'Education Nationale.
La réalité est
bien que la volonté de ce gouvernement est de "casser" les
têtes de réseaux que nous constituons, de casser
(après avoir fait semblant d'en dire le plus grand bien) les
Mouvements d'Education Populaire, pourtant constitutifs de lien social,
de lutte contre les inégalités et les
discriminations,...
La réalité est
bien une logique de marchandisation de l'Ecole et des
activités culturelles, sportives, éducatives, de
développement et de formation du futur citoyen... La
réalité est bien celle d'un
désengagement de l'Etat au profit du privé. Si
les différentes collectivités territoriales sont
saturées de transferts de compétences non
financés, les officines de soutien scolaire,
elles, sont prêtes ; les marchands de
vacances pour enfants sont à la recherche de leurs profits ;
viendront sans tarder, à destination des plus
aisés, les ateliers culturels ou sportifs, pratiques
rejetées de l'Ecole, etc.
Nous ne les laisserons pas faire. Les laisserez-vous faire
?
Elus locaux, conseillers généraux et régionaux, parlementaires, enseignants, parents d'élèves, responsables associatifs et acteurs éducatifs, citoyens, nous sommes tous concernés. Chacun a été destinataire de notre part d'informations et de demande d'intervention auprès du Préfet pour obtenir des explications sur la véritable motivation de ces décisions et sur la façon dont l'Etat envisage de répondre aux conséquences de celles-ci. Nous devons tous exiger, en s'adressant au Préfet, que le gouvernement revienne sur sa décision afin que l’accès à l’éducation, aux pratiques sportives, aux loisirs, à la culture, à la citoyenneté et à l’éducation tout au long de la vie reste une réalité sur nos territoires. Comptant sur votre compréhension des enjeux et sur la mobilisation de chacun. Jean-Luc
Sanvicens
Secrétaire
Général de la Ligue 24
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